Le projet de loi « Climat et résilience » a été présenté il y a quelques jours en Conseil des ministres. Il est décrit par l’exécutif comme étant un texte d’envergure et de rupture important pour la lutte contre le réchauffement climatique et le respect, par la France, de ses engagements de baisse d’émission de gaz à effet de serre. Ce projet est censé être la traduction juridique des propositions de la Convention citoyenne sur le climat, créée en réponse à la mobilisation des Gilets jaunes et suite au “grand débat national”.

Les 150 citoyennes et citoyens avaient émis des propositions fortes, à la hauteur de l’enjeu du réchauffement climatique : interdiction de la publicité pour les produits polluants et la malbouffe, écocontribution sur les billets d’avions, fin des avantages fiscaux sur le gazole, plan d’investissement massif dans le ferroviaire, obligation de rénovation des logements mal isolés, interdiction de financement de nouveaux élevages agro-industriels, solidarité nationale pour garantir à toutes et à tous une alimentation de qualité, création d’un crime d’écocide, etc… De toutes ces propositions, il ne reste quasiment rien.

Le gouvernement a détricoté, sous la pression des lobbys , toutes les propositions contraignantes qui auraient eu un impact réel sur l’impact environnemental de l’économie. Le résultat est un texte peu contraignant, qui ne répond ni aux attentes de la population ni à l’enjeu essentiel du réchauffement climatique. Emmanuel Macron s’est servi de la Convention pour se mettre en scène, pensant que la politique est du théâtre, mais l’urgence climatique se joue bien de ces tours de manches.

Continuant le combat, 110 organisations, parmi elles la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, Attac ou encore la CFDT ont interpellé la président de la République dans une lettre ouverte pour dénoncer le manque d’ambition de la loi. Accompagnant cette indignation et voulant corriger le tir de toutes ces forces, le Parti socialiste se mobilise pour améliorer la loi. Cela passera notamment par le travail parlementaire avec nos parlementaires engagés sur l’ensemble de ces sujets . Par ailleurs, les socialistes ont récemment lancé RDV 2022, une plateforme participative destinée à façonner le programme en vue de l’élection présidentielle pour construire un nouveau projet de société respectueuse de l’environnement.

Au-delà des nombreux renoncements du gouvernement sur l’enjeu du climat, force est de constater combien notre système économique n’est pas compatible avec la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique, perçues comme une menace envers le libre marché et les entreprises. Il est urgent de réguler et de pousser les acteurs économiques, par la loi, à cesser de polluer, à respecter les engagements environnementaux, climatiques et sociaux et à renoncer à des modèles économiques qui encouragent à consommer toujours plus, détruire toujours plus l’environnement et grignoter toujours plus le contrat social, paupérisant les pauvres et enrichissant les riches. On ne peut pas vaincre le réchauffement climatique sans une transformation profonde de nos sociétés qui réformera tout ses pans. Le Parti socialiste luttera pour accomplir ces changements importants, pour le bien de l’intérêt général et l’avenir de notre planète.

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