La proposition de loi sécurité globale inclut des dispositions qui nous inquiètent parce qu’elles menacent nos libertés publiques :

  • L’article 24 de ce texte permettra d’interdire la diffusion d’images de policiers en action, quand celle-ci peut porter atteinte à l’intégrité physique ou psychique de ces fonctionnaires.
  • Dans un avis rédigé le 3 novembre dernier, la défenseure des droits a souligné que “l’information du public et la publication d’images relatives aux interventions de police sont légitimes et nécessaires au fonctionnement démocratique.” 
  • Cet article constitue une atteinte grave à la liberté d’informer et à la liberté de la presse.

Malgré des avancées souhaitables comme la constitution d’une police municipale à Paris et le renforcement de la protection individuelle des policiers et des gendarmes, nous alertons sur le fait que cette proposition de loi acte par ailleurs le désengagement de l’état sur les questions de sécurité :

  • Si nous ne sommes pas opposés par principe à l’élargissement des compétences de la police municipale, celle-ci ne doit en aucun cas, se substituer  à la police nationale, en particulier dans les zones urbaines sensibles. C’est le rôle de l’état et de la police nationale ; 
  • Le texte prévoit pour les agents de sécurité privée d’exercer sur la voie publique des missions de surveillance pour des actes de terrorisme. Ces dispositions concourent à la confusion entre la sécurité privée et la police ou la gendarmerie nationale, ce n’est pas acceptable.

Le Parti Socialiste à la Marche des libertés

Le Parti Socialiste a participé samedi 28 novembre, à la Marche des libertés de la République, à la Bastille,  pour dire NON à la loi sécurité globale.