Cher-e camarade,
Ce samedi 27 janvier, nous connaitrons les textes d’orientation qu’il nous faudra départager ainsi que leur premier.e signataire, candidat.e pour diriger notre parti au prochain congrès.
Suite au vote de jeudi dernier, nous connaissons son calendrier définitif :
  • 15 mars : Vote militant sur les textes d’orientations ;
  • 29 mars : Vote militant sur le ou la Premier.e secrétaire et vote sur les Premiers secrétaires fédéraux ;
  • 30 mars : Second tour éventuel du vote sur les Premiers secrétaires fédéraux ;
  • 7 et 8 avril : Congrès à Aubervilliers, Rédaction d’une adresse aux Français, Élection des membres des instances nationales du Parti.
Par conséquent, dès ce samedi, nous rentrerons formellement dans le temps du congrès et les activités de la section seront soumises aux règles statutaires propres aux campagnes internes.
Toutefois, de la base du parti jusqu’à son sommet, nous ne devons pas faire de ce moment un enfermement sur nous-mêmes mais, au contraire, en parallèle, continuer à mener notre travail au service des Français.e.s (tu touveras par exemple ci-dessous une section consacrée aux annonces de la Maire de Paris ou sur les propositions avancées par les député.e.s socialistes et, pour certaines, adoptées à l’Assemblée nationale), à défendre notre action et ce, particulièrement à Paris et dans le 12e arrondissement sans rompre, enfin, nos dialogues avec nos concitoyen.ne.s.
Le 29 janvier prochain, les voeux de la Maire du 12e arrondissement, Catherine Baratti-Elbaz, et de son équipe municipale constitueront un premier rendez-vous pour nous retrouver et nous plonger dans la bataille des municipales à venir.
Plus que jamais, je suis convaincu qu’il est possible de faire de notre situation, après plusieurs défaites historiques, une opportunité si tant est que les socialistes l’utilisent pour être à l’écoute et construire une nouvelle relation avec les Françaises et les Français.
La Fédération de Paris va réaliser prochainement des tracts sur l’action municipale ou sur le traitement des migrants. Il faudra nous en saisir pour retourner sur le terrain et au contact des habitant.e.s.
Face aux nouveaux défis du militantisme et fort du constat que nous pouvons progresser sur le plan numérique, une formation aux réseaux sociaux sera organisée le samedi 3 février en section.
Comme nous l’avons déjà évoqué maintes fois et alors que les élections européennes auront lieu l’année prochaine, la crise que nous traversons n’est pas propre à notre parti –même si elle comporte évidemment des singularités- mais touche l’ensemble de nos partis frères, souvent confrontés à de profonds dilemmes.
Preuve en est la situation à laquelle doit faire face le SPD en Allemagne. Après le « oui » arraché de justesse aux 600 délégués du SPD, les vraies négociations de coalition avec la droite (CDU-CSU) vont commencer.
Alors que nos camarades de Berlin ont rejeté cet accord, nous pouvons nous interroger sur ce qu’il y avait de pire comme décision :
  • un refus de gouverner avec la droite (à « l’espagnole »), ce qui aurait conduit à de nouvelles élections où, d’après les enquêtes d’opinion actuelles, rien n’aurait garanti une meilleure performance des partis de gauche ;
  • former une grande coalition impopulaire et qui risque d’affaiblir encore davantage les sociaux-démocrates aux prochaines échéances.
Face à autant de choix cornéliens et d’intérêts respectifs que nous abordons séparés, il faut, dans notre reconstruction, que nous intégrions la nécessité de construire un intérêt commun, identifié, pour répondre de concert à la crise qui nous frappe indistinctement.
Quel que soit notre appréciation des personnes candidates pour nous mener dans ces batailles (et, moi aussi, je suis parfois circonspect), je trouve qu’il y a une forme de noblesse dans ce que nous vivons, à savoir de porter l’héritage de la gauche socialiste pour continuer à transformer les choses et à changer la vie.
Alors que 82 % de la richesse créée dans le monde a terminé l’an dernier entre les mains du 1 % le plus riche de la population de la planète, (rapport Oxfam 2017), ces combats ne semblent pas vains.
Avant de conclure, je tenais à employer ces quelques lignes pour adresser au nom de notre section, dans ce moment douloureux, nos plus amicales et sincères condoléances à notre camarade Monique Leblanc qui fait face à la disparition de sa mère.
Amitiés socialistes,
Michel Gelly-Perbellini

Michel GELLY-PERBELLINI

Secrétaire de Section

Parti Socialiste du 12ème arrondissement | Section Philippe Farine

Twitter: @PS_Paris12 et @michelgellyp