Répondre à l’urgence : un 1er Conseil de Paris extraordinaire

Square de la Baleine dans le quartier Saint Éloi, rénové en 2025


Il s’y était engagé : Emmanuel Grégoire a réuni le Conseil de Paris le 14 avril. À l’ordre du jour : les sujets qui exigent une action urgente. Protection des enfants, logement, lutte contre le sans-abrisme : les chantiers sont ouverts et les premières mesures prises.

Des maux aux actes : « Tu parles, je t’écoute, je te crois. Et j’agis. » Citation : Ma méthode :
le maire du quotidien et de l’hyperproximité. Chaque jour de mon mandat, je serai sur le terrain, avec vous. Emmanuel Grégoire

L’ampleur des violences dans le périscolaire impose une triple exigence : vérité, sécurité, dignité.

Les actions sont engagées : cellule dédiée au signalement, suspension de l’agent incriminé, information des familles, création d’une Maison de l’enfant, lieu unique d’accueil, d’écoute et de suivi. Et un audit complet conduit par une commission indépendante rendra ses conclusions cet été.

La formation est le levier central : celle des enfants par l’éducation à la vie affective et relationnelle ; celle des parents ; celle, déterminante, des agents sur la prévention des violences. Pour professionnaliser la filière animation, l’École parisienne du périscolaire sera créée.

Le défi : instaurer la confiance, agir contre les violences faites aux enfants et leur donner les clés pour grandir et s’émanciper.

Droit au logement : offensive contre la spéculation et les logements inoccupés

La crise du logement frappe Paris de plein fouet : 300 000 logements vacants ou en résidence secondaire, 320 000 demandes de logement social en souffrance. La spéculation chasse hors de la ville les classes moyennes et populaires.

Chacun·e doit pouvoir habiter la ville.
Le Conseil de Paris sera offensif : encadrement des loyers renforcé, majoration de la taxe sur la vacance des locaux, respect de la loi sur les meublés touristiques. Objectif : 60 000 nouveaux logements publics. Et pour soutenir l’accès au privé : la garantie municipale des loyers sera proposée.

Chacun.e doit pouvoir vivre dignement. Une brigade de protection du logement sera créée pour protéger les locataires, coordonner et renforcer les opérations de contrôle contre les pratiques abusives.

La Ville prend ses responsabilités pour permettre de vivre dignement. L’État doit prendre les siennes pour garantir le droit au logement.

Zéro enfant à la rue : une éthique pour conduire des politiques publiques

La feuille de route est claire : plus aucun enfant à la rue, plus aucune personne vulnérable délaissée, plus de campements insalubres. L’inacceptable ne doit plus être la norme. Paris agit au nom de la dignité : le plan « 4 000 places » vise à accroître les capacités d’accueil d’urgence, renforcer l’offre de soutien social. Chacun·e doit trouver sa place dans Paris.

Cela appelle un dialogue ferme avec l’État : qu’il assume ses prérogatives en matière d’hébergement d’urgence.

Et Paris s’engage dans une logique de « logement d’abord » : mettre à l’abri, accompagner, orienter.
Ville refuge, Paris rend concret les principes de liberté, d’égalité et de fraternité.